Rechercher

Assemblée des Français de l'étranger - 1ère intervention dans la commission des Affaires sociales


Chers Conseillères, chers Conseillers,

Cher.es Collègues,


Chère Michèle Malivel, nous prendrons cela pour simplement une coquetterie, mais vous êtes la doyenne de cette Assemblée et nous avons la chance de vous avoir parmi nous au sein de cette belle commission des Affaires sociales, de l’emploi et des Anciens Combattants. Je sais que nous pourrons compter sur vous comme sur l’ensemble des collègues qui ont cette expérience de l’AFE pour conduire nos travaux au service de l’intérêt général en ayant à l’esprit de d’abord servir nos 3,5 millions de concitoyennes et concitoyens qui sont établis à l’étranger.


Je souhaite saluer l’ensemble des collègues qui ont travaillé durant le précédent mandat et avoir un mot plus particulier pour le Président Thierry Consigny et la Vice-Présidente Annie Michel qui ont su fédérer autour des valeurs communes d’humanisme qui animeront nos travaux dans les années à venir.


La pandémie du COVID-19 n’a épargné personne et notre Commission aura à penser et réfléchir pour reconstruire dans les prochains mois les mécanismes qui accompagnent les Français de l’étranger. N’oublions-pas que nous nous inscrivons dans un héritage, celui de la représentation des Français établis hors de France depuis 1947, celui de la création des premières bourses sociales dès 1984.


Notre commission aura à traiter l’ensemble des problématiques autour de la protection sociale et je pense notamment au suivi de la Caisse des Français de l’étranger, à l’actualisation des conventions bilatérales de sécurité sociale, à un dialogue soutenu avec l’ensemble des acteurs qui agissent pour les 2 millions de retraités à l’étranger.


A cet égard, et nous aurons tout le temps d’y revenir, deux chantiers prioritaires animeront nos travaux :

  • Une meilleure représentation des Français de l’étranger au sein des Caisses de Retraites,

  • Ainsi que la création de nouveaux mécanismes de solidarité pour les Français de l’étranger. Le Fond SOS COVID-19 doté initialement de 50 millions d’euros a su prouver, même avec ses imperfections, qu’il avait son utilité, il faudra réfléchir à maintenir un dispositif de fonds de solidarité pour les Français de l’étranger.

La question de la simplification administrative devra aussi être traitée car non les Français de l’étranger ne peuvent pas être des citoyens de seconde zone, ils doivent pouvoir être accompagnés tout au long de leur parcours de vie à l’étranger. Citons par exemple les trop nombreuses difficultés dans l’établissement des certificats de vie ou encore la complexité administrative dans la reconnaissance du handicap à l’étranger.


A ce sujet, nous aurons à une meilleure inclusion des MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) notamment pour faire en sorte que les dossiers de reconnaissance du handicap soient élargis au-delà de 5 ans. Car lorsque vous êtes en situation de handicap lourd, ces situations ne nécessitent pas toujours de revalorisation aussi rapide.


Vous l’avez compris, l’humain et la dignité conduiront nos débats.


Notre commission récupère à l’occasion de ce nouveau mandat la compétence de l’emploi. Nous aurons, là aussi, à faire preuve d’imagination pour accompagner nos compatriotes en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle. Le réseau des Conseillers du Commerce Extérieur et des CCI nous y aidera.


Par ailleurs, les sujets d’égalité et d’accès aux droits sont aussi à mettre à l’ordre du jour de nos travaux. Je souhaite d’ailleurs saluer l’ensemble des membres de la précédente AFE qui ont obtenu par leur travail la nomination d’un second délégué des Français de l’étranger. Le plaidoyer auprès de l’ensemble des acteurs institutionnels devra se poursuivre afin de renforcer les droits et les acquis.


A cet instant de cette 1ère intervention comme Président de notre commission, je souhaite saluer notre vice-Président, Prédibane Siva, élu des Français de Pondichéry. Je le connais bien et soyez assurés qu'au delà de nos différences, nous travaillerons en parfaite harmonie dans l’intérêt de tous. En 2017, à l’occasion d’un déplacement à Pondichéry, nous nous sommes retrouvés le 8 mai à Pondichéry avec les anciens combattants pour honorer nos morts pour la France. Je viens du Cambodge et je connais le prix payé par les Français d’Asie Océanie et plus généralement les Français de l’étranger pour défendre nos libertés fondamentales et défendre nos valeurs républicaines. C’est d’ailleurs pourquoi, avec votre accord que je vous proposerai de participer au ravivage de la Flamme à l’Arc de Triomphe lors de notre prochaine session de mars 2022.


Mesdames, Messieurs,

Cher.es Collégues,


Nos travaux se feront en transparence, chaque membre de cette commission apportera son expérience et son expertise. Je vous propose que nous puissions renforcer le travail en intersession et que nous puissions créer une boucle probablement sur whatsapp afin de coordonner nos travaux.


Les thèmes des affaires sociales, de l’emploi et des anciens combattants sont évidemment très larges et, débattons-en ensemble, mais peut-être devrions-nous essayer de travailler sur le fond de 2 ou 3 sujets maximum par session afin d’aller dans le détail sur nos résolutions afin d’être le plus efficace possible.


Je vous propose maintenant d’ouvrir les débats et de préparer par exemple les travaux de la session de mars.


Je vous remercie de votre attention.