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Participation au Conseil d’établissement du Lycée Français René Descartes de Phnom Penh.



Avant-propos : cet article n'engage nullement le Lycée Français René Descartes, ce compte-rendu est rédigé par Florian Bohême à partir de sa prise de note personnelle.


J’ai participé le jeudi 17 juin 2021, en visio-conférence, au Conseil d’Etablissement du Lycée Français René Descartes de Phnom Penh.


Qu’est ce qu’un Conseil d'Établissement ?


Le Conseil d’établissement est l’organe principal qui règle les affaires de l’établissement. Il est compétent pour le 1er degré (maternelle et primaire), second degré (collège, lycée) et les classes post bac.


Les Conseillers des Français de l’Etranger sont invités à titre consultatif aux Conseils d'Établissements de leur circonscription.


Au Cambodge, deux établissements sont labellisés par l’AEFE : Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.



Si vous souhaitez connaître la différence entre un établissement conventionné et un établissement partenaire, cliquez-ici


Dans le cadre de mon mandat de Conseiller des Français de l’Etranger, je m’efforcerai de participer à chaque fois que je serai invité à ces réunions. A l’école française de Siem Reap, le conseil d’établissement s'étant déroulé juste après les élections du 30 mai, l'école n’a pas eu le temps de me convier étant nouvel élu.


A cet égard, comme je l’ai fait à Phnom Penh en rencontrant le Proviseur du Lycée Descartes, je m’entretiendrai d’ici la fin du mois de juin avec des représentants de l’école Française de Siem Reap. Je ferai de même avec l’école française de Battambang, l’école Française Internationale de Phnom Penh, l’école ACACIA de Phnom Penh, même si celles-ci ne sont pas membres du réseau AEFE car je pense important d’entretenir des relations avec l’ensemble des acteurs éducatifs en langue française au Cambodge.


Ce que je retiens de cette réunion du Conseil d’établissement de Descartes du 17 juin dernier ?


L’arrivée d’un nouveau proviseur, Gilles Périnet, ainsi que le recrutement à la rentrée prochaine d’une proviseure adjointe permettent utilement de structurer administrativement l’établissement en cette période si particulière d’école en distanciel. Le travail fourni par la directrice du primaire, Saloua Zouine, qui a agi par intérim comme cheffe d’établissement pendant plusieurs mois, est salué par l’ensemble des acteurs éducatifs.


  • Les effectifs du lycée sont stables avec un prévisionnel de 1182 élèves à la prochaine rentrée répartis sur 55 classes. La moyenne sera de 22 élèves par classe.

  • Plusieurs options seront disponibles: Théâtre, musique, chorale... ce qui marque le dynamisme de l’établissement avec pas moins de 7 spécialités offertes à la rentrée 2021.

  • Une quarantaine d’élèves se sont par ailleurs inscrits au programme “Model United Nations”. Ce programme des Nations-Unies qui permet aux élèves de se former à l’art de la diplomatie et des négociations me tient particulièrement à coeur.


  • L'ensemble de la communauté éducative espère une réouverture en présentiel de l'établissement à la prochaine rentrée. Ce sont les autorités locales qui prendront cette décision mais l'équipe du lycée a déjà fait un travail extraordinaire pour se conformer aux protocoles sanitaires en vigueur.


  • Un point de l’ordre du jour abordait la carte des emplois au sein de l’établissement. Ce sujet est quelque peu technique, voici la circulaire suivante s' il vous intéresse.

  • Au sein du lycée Descartes, sur environ 120 emplois d’enseignants (cela ne compte pas le personnel administratif), uniquement 2 postes sont en “contrats résidents”, c’est à dire qu’ils sont détachés d’une administration française (généralement le Ministère de l’Education nationale) auprès de l’AEFE. Ils restent donc payés par l’Etat Français.

  • Ces 2 postes seront renouvelables à la rentrée 2022, le Proviseur nous a donc informé des mesures prises pour pourvoir à ces renouvellements. Le reste des modalités sera expliqué naturellement dans le compte-rendu du Conseil d’établissement.



Mon intervention au sein de ce Conseil d’établissement.



S’agissant de la première réunion de ce type à laquelle je participais, il m’a semblé naturel d’être en position d’écoute, ce que j’ai fait avec grand plaisir.


J’avais d’ailleurs le matin même eu l’occasion de m’entretenir avec le proviseur Gilles Périnet afin de faire le point plus spécifiquement sur les dossiers qui peuvent être accompagnés par des élus consulaires.


A mon niveau, je suis donc intervenu en fin de conseil pour annoncer une décision de la Commission Nationale des Bourses scolaires relative à la prise en charge complète des frais d’AVS (assistant de vie scolaire) / AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) pour les enfants se trouvant dans cette situation.


J’aurai l’occasion de revenir plus en détail prochainement dans un article spécifique mais cette mesure de l'État français représente un budget de 1,8 millions d’euros pour environ 400 élèves français dans le monde. C’est une bonne décision pour laquelle je salue le travail efficace mené par les représentants de l’association Français du Monde-adfe, dont je suis administrateur national.


Mise au point.


Je ne saurais terminer cet article par une mise au point. Sur les réseaux sociaux, certains ont cru utile de lancer un début de polémique concernant le fait qu’une de mes colistières qui est maman d’élèves au Lycée Descartes aurait pu prendre une position, en tant que parent et ce en 2020 au début de la crise pandémique !


Outre le fait qu’il n’en n’a rien été, cette affaire qui est déjà lointaine, et qui avait mobilisé des lycées dans le monde entier, a été réglée via des fonds publics de l’Etat français permettant à des parents en difficulté financière de poursuivre la scolarisation de leurs enfants et à des lycées de maintenir un niveau de rémunération normal pour les personnels des établissements.


Ma colistière est une femme libre, elle a le droit d’avoir à la fois un engagement en tant que maman d’élève et un engagement au sein du collectif Français au Cambodge - Plus Forts Ensemble ! Ces deux engagements sont distincts.


Cette polémique est donc particulièrement malvenue. Si certains souhaitent me poser des questions concernant mes positions politiques, qu’ils le fassent directement sans passer par des intermédiaires.


Comme j’ai eu l’occasion de le rappeler plus haut, les Conseillers des Français de l’Etranger ont un titre consultatif au sein des Conseils d’établissement. A aucun moment, les élus n’interviennent dans la politique de rémunération des enseignants ou des personnels de l’établissement, puisqu’il s’agit ici d’une compétence de l’APE (Association des Parents d’Elèves) en lien étroit avec la direction assurée par le proviseur.


En ce qui me concerne, j’ai toujours eu à cœur d’avoir un dialogue régulier avec les syndicats représentants les enseignants du réseau AEFE et ce au plus haut niveau dans le cadre de mes responsabilités nationales.

En 2018, j’ai d’ailleurs organisé une table ronde, pour le compte du parti socialiste, au Sénat avec des parlementaires et des représentants syndicaux sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, tout est rappelé dans cette vidéo que vous pourrez retrouver ci-dessous.