L'interview de janvier 2026 - Elodie Hannhart - bientôt sur les planches!
- Florian Bohême
- il y a 3 jours
- 3 min de lecture

Elodie, pour commencer cet échange, pourrais-tu nous dire qui tu es en quelques mots ? Depuis quand es-tu installée au Cambodge et qu’est-ce qui t’a amenée à poser tes valises ici ?
Avec plaisir ! Originaire de Lorraine, j'ai travaillé 20 ans à Rennes dans le marketing digital pour Yves Rocher. En 2024, j'ai eu l'opportunité de prendre un nouveau défi professionnel en Asie (never too late!), une année en Thaïlande et j'ai ensuite posé mes valises à Phnom Penh en juin dernier pour un poste chez Wing Bank, nouvelle aventure, et re-nouvelle vie!
On te retrouve aujourd’hui sous les projecteurs avec la troupe de théâtre francophone de Phnom Penh. Est-ce ta première expérience sur les planches ou le théâtre est-il une passion que tu cultives depuis longtemps ?
Le théâtre est une passion récente, j'ai commencé par de l'impro à Rennes il y a 10 ans, puis j'ai voulu tenter le théâtre amateur, qui s'est avéré fort différent mais tout aussi satisfaisant. En Thaïlande, j'ai eu la chance d’intégrer une troupe anglophone, nous avons monté une pièce que nous avons jouée à guichet fermé pour 5 représentations à Phuket, c'était formidable.
Dès mon arrivée à Phnom Penh, j'ai eu la joie et l'honneur de rejoindre la joyeuse troupe des Improhoks et de me voir proposer un rôle dans un projet de pièce avec la troupe de théâtre francophone de Phnom Penh. Ça m'a permis de créer rapidement un cercle amical précieux, moi qui étais arrivée seule ici.

Tu vas jouer dans la pièce "Garde à vue". Peux-tu nous présenter l'intrigue et l'ambiance de cette œuvre ?
Volontiers !
Il s'agit d’une adaptation théâtrale du film culte réalisé en 1981 par Claude Miller.
Il s'agit d'un huis-clos implacable : Un commissariat désert, un soir de réveillon, un commissaire et un notaire accusé de crimes atroces, deux hommes face à face, et une vérité qui se dérobe à mesure que les heures passent et que les masques tombent.
Au-delà de l'enquête, cette garde à vue évoque des problématiques très personnelles : le silence, les non-dits, les frustrations d’un couple brisé. Jusqu'au dénouement qui rappelle que la vérité n’est jamais aussi simple qu’elle en a l’air.
À la fois intelligente, noire, triste, drôle, pathétique, cette pièce a plusieurs niveaux de lecture. L'écriture signée Audiard est impeccable et m'a immédiatement séduite, de même que la complexité des personnages.

Dans cette distribution, tu es la seule femme entourée de 3 hommes. Pas trop dur (ahahah)?
Oh que non ! Le courant est vite passé avec mes 3 comparses, Antoine Bancel, Raphaël Ferry et Luc Yniesta. Ils avaient déjà collaboré par le passé et m'ont accueillie avec beaucoup de bienveillance, d'enthousiasme et de fous rires.
J'ai particulièrement apprécié le travail collaboratif pour la mise en scène. Chacun a pu proposer sa vision et, en mêlant nos différences, nous arrivons à quelque chose de très cohérent.
Nous avons hâte de présenter notre travail à l'Institut Français du Cambodge les 15-16-17 janvier, ne tardez pas à prendre vos places sur le site de l'IFC. On vous attend !
Bonne nouvelle pour la communauté française : la pièce prévoit de s'exporter ! Peux-tu nous en dire plus votre projet de venir à Siem Reap ?
Oui! Il se profile une date courant février à Siem Reap (tournée nationale hihi), c'est génial de prolonger l'aventure sur d'autres planches ! On espère pouvoir vous en dire plus bientôt !
Garde à vue
Les 15-16-17 janvier 2026 à 19h à l'institut français du Cambodge.




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