L'interview engagée d'avril 2026 avec DJ Yoyo
- il y a 16 heures
- 4 min de lecture
À l’occasion du Nouvel An khmer, temps fort de célébration et d’engagement au Cambodge, Yoyo se distingue par son implication, au point d’incarner le portrait du mois avec le titre du plus khmer des Français !

Bonjour Yoyo, peux‑tu te présenter brièvement pour les Français au Cambodge qui ne te connaissent pas encore ?
Bonjour à vous ! Je m’appelle YoYo. Je suis arrivé au Cambodge à 18 ans. Il y a maintenant 6 ans que mes journées sont remplies de bonheur et d’aventures. Après tant d’années, j’ai réussi à construire ma carrière de DJ et d’influenceur, puis modèle de temps à autre.
Quel a été ton chemin pour arriver au Cambodge ? Qu’est‑ce qui t’a attiré ici, et particulièrement à cette étape de ta vie ?
Pour être franc, avant mon arrivée au Cambodge, je n’avais malheureusement jamais entendu parler de ce pays. C’est ma grande sœur qui, après avoir vécu en Australie pendant 5 ans, est venue au Cambodge. Quand je l’avais au téléphone, elle me vendait beaucoup de rêve en parlant de ce pays.
Alors, je suis venu deux semaines en vacances. Durant cette période, j’étais encore au lycée en France, mais après une semaine passée dans ce pays, beaucoup d’émotions ont surgi en moi, comme par exemple le bonheur et la liberté…
Puis, j’ai ressenti un accueil si chaleureux venant des Khmers : des personnes si amicales, positives, respectueuses et qui aiment beaucoup rire. Une seule semaine m’a suffi pour tomber amoureux de ce merveilleux pays. Pour être sincère, en six ans au Cambodge, j’ai appris beaucoup plus sur moi et sur la vie que durant toutes mes années de scolarité. La culture khmère m’a beaucoup enrichi.

Tu es devenu rapidement bilingue en langue khmère : comment as‑tu appris ? As‑tu suivi des cours, as‑tu appris sur le terrain ? Quelle a été ta motivation et ton plus grand défi linguistique ?
Oui, au bout d’à peine deux ou trois ans, je parlais déjà très bien, puis après cinq ans, je maîtrise presque complètement. Dès mon arrivée au Cambodge, je ne parlais pas anglais, et encore moins cambodgien… Mais en écoutant les gens parler khmer, j’ai tout de suite ressenti que je voulais aussi savoir le parler.
Alors, j’ai été très curieux et très investi : je posais toujours des questions, et si je ne comprenais pas les mots dans les discussions, j’essayais de saisir le contexte et de me dire que, quand ils employaient tel mot, c’était pour parler de telle chose.
Tu passes beaucoup de temps à Kampot : qu’est‑ce qui te plaît dans cette perle du Cambodge ?
Oui, j’ai passé beaucoup de temps en province et je suis actuellement à Phnom Penh pour le travail, mais j’ai toujours un peu de mal a m’acclimater à la grande ville, j’ai toujours vécu en campagne depuis mon plus jeune âge. Pour moi, la vie en province est complètement différente, et c’est cela que j’aime.
Comment ton environnement cambodgien influence ton travail de DJ et ta création musicale ? Y‑a‑t‑il des sons ou des rythmes khmers qui t’inspirent ?
Depuis que je suis arrivé, je suis tombé amoureux de la musique traditionnelle khmer. Les instruments et les voix comme par exemple de Lork Ta Sinn Sisamouth et bien-sûr Sros Sreyseathea me font vibrer.

Peux‑tu partager un souvenir marquant de ton parcours au Cambodge - un spectacle, une rencontre, un moment d’inspiration forte ?
J’ai fait beaucoup de rencontres, et chacune d’elles m’a appris quelque chose. Mais parmi toutes ces rencontres, deux personnes ont eu un impact tout particulier : mes meilleurs amis, TianTian et Titi.
J’ai aussi rencontré beaucoup de rappeurs khmers, et leurs histoires m’ont beaucoup inspiré. Le fait de partir de rien et d’arriver à devenir parmi les rappeurs les plus connus au Cambodge est vraiment motivant.
Finalement parmi ces expériences c'est sûrement le fait de voir le peuple cambodgien vivre dans un bonheur pur, d’une vie simple mais riche de culture qui m’a le plus inspiré.

Quel message souhaites‑tu transmettre à la communauté française, franco‑khmère ou cambodgienne à travers ton projet musical et ta vie au Cambodge ?
Pour moi, la vie n’est pas toujours facile. Elle peut être imprévisible, parfois dure, parfois injuste. Il y a des moments de doute, des épreuves qui nous bousculent et des situations qu’on ne comprend pas toujours.
Mais j’ai appris une chose essentielle : la vie doit être prise comme elle est. Dans le bien comme dans le mal qui nous arrive chaque jour, il y a toujours une leçon à en tirer. Chaque difficulté nous apprend quelque chose. Chaque erreur nous fait grandir.
C’est pour ça que je pense qu’il faut toujours garder le sourire et accepter les choses telles qu’elles sont. Non pas parce que tout est simple, mais parce que chaque jour est une opportunité d’évoluer, de devenir plus fort et de mieux se comprendre.
La vie n’est pas parfaite, mais elle est précieuse et chaque jour est une leçon. Puis parlons musique..
C’est pour moi un pur bonheur de voir les gens s’évader, et ne penser qu’à la musique et à danser.
Ces moments-là sont précieux. Voir les sourires, sentir l’énergie,… c’est ce qui me motive le plus. À travers la musique, on se libère, on se rassemble, on vit simplement l’instant présent.

Pour finir : quels sont tes projets pour l’année à venir ? Y‑a‑t‑il des événements à Kampot ou ailleurs dont les lecteurs doivent être informés ?
Pour mes prochains projets ou événements… ça, c’est surprise ☺️ Si vous voulez être au courant, je vous invite à me suivre sur Facebook : YoYo Cambodia, mais aussi sur Instagram et TikTok.




Commentaires